La filière sportive territoriale est encore très jeune et perfectible ; les professionnels du sport territorial se sont battus pour cette reconnaissance, on peut ici saluer le travail de Maurice PUJOL, président d’honneur de « Sport et Territoires », et de nos collègues de l’ANDIISS à l’origine de ses travaux.
Perfectible, elle l’est dans plusieurs domaines :
- les OTAPS titulaires du BEESAN doivent pouvoir surveiller la baignade et enseigner la natation, leur diplôme d’état leurs conférant cette compétence ; pour rappel, existe une pénurie inquiétante d’ETAPS titulaires du BEESAN, c’est le service au public qui en pâtit au grand dam des élus employeurs ;
- la valorisation de l’expérience professionnelle pourrait faciliter le concours traditionnel d’ETAPS, qui, même si son organisation s’est améliorée, reste « complexe » ; une harmonisation des niveaux d’accès aux différents types de concours (traditionnels et « réservé ») est également nécessaire ;
- le cadre C (opérateur) en position de gardiennage doit pouvoir être éligible à la bonification indiciaire liée à l’accueil des publics ;
- le régime indemnitaire des CTAPS fait partie de ceux des « laissés-pour-compte » : imaginez que ce cadre d’emploi qui regroupe naturellement nombre de responsables de service ou d’équipement n’est ni éligible à l’Indemnité d’Exercice des Missions, ni à la dernière mouture de l’IFTS parue début 2002 pour le bénéfice logique de la filière administrative, à fin de rapprochement avec les possibilités du régime indemnitaire de nos collègues de la filière technique, alors même que les contraintes et responsabilités des missions dévolues sont toujours plus importantes.
Sur ces deux derniers points, l’ANDIISS interpellé régulièrement M. le Ministre de la Fonction Publique et la DGCL, pour rétablir une équité.
Autre point sur lequel l’ANDIISS souhaiterait une évolution : la « professionnalisation » des jurys de concours et examens organisés par le CNFPT par le biais d’une expertise accrue rendue possible en faisant appel aux territoriaux « de terrain » plus qu’au monde universitaire ou de l’enseignement.
Des regroupements de territoriaux du sport existent sur tout le territoire, lesquels travaillent en bonne osmose, il ne faut pas hésiter à faire appel à eux !
L’existence de notre filière est bien sûr une bonne chose, le sport étant en passe d’acquérir toute la place qu’il lui revient dans le développement des politiques locales dans différents domaines (insertion, offre de loisirs, communication, économique,...).